Rapport n° 54-2025 relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier 2022 du collège de Taravao et affectation de son résultat – Rapport n° 58-2025 relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier 2022 du collège de Tipaerui et affectation de son résultat – Rapport n° 65-2025 relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier 2022 du collège de Paopao - Moorea et affectation de son résultat Paru in extenso au JOPF n° 16 NA du 02/10/2025 à la page 1850 | Rapport n° 54-2025 relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier 2022 du collège de Taravao et affectation de son résultat – Rapport n° 58-2025 relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier 2022 du collège de Tipaerui et affectation de son résultat – Rapport n° 65-2025 relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier 2022 du collège de Paopao - Moorea et affectation de son résultat RAPPORT N° 54-2025 RELATIF À UN PROJET DE DÉLIBÉRATION PORTANT APPROBATION DU COMPTE FINANCIER 2022 DU COLLÈGE DE TARAVAO ET AFFECTATION DE SON RÉSULTAT Présenté par Mme la représentante Frangélica Bourgeois-Tarahu RAPPORT N° 58-2025 RELATIF À UN PROJET DE DÉLIBÉRATION PORTANT APPROBATION DU COMPTE FINANCIER 2022 DU COLLÈGE DE TIPAERUI ET AFFECTATION DE SON RÉSULTAT Présenté par MM. les représentants Heinui Le Caill et Tematai Le Gayic RAPPORT N° 65-2025 RELATIF À UN PROJET DE DÉLIBÉRATION PORTANT APPROBATION DU COMPTE FINANCIER 2022 DU COLLÈGE DE PAOPAO - MOOREA ET AFFECTATION DE SON RÉSULTAT Présenté par M. et Mme les représentants Tevaipaea Hoiore et Teremuura Kohumoetini-Rurua Présentés par M. le représentant Tafai, Mitema Tapati Le président : Nous passons aux trois autres dossiers groupés : rapport n° 54-2025 relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier 2022 du collège de Taravao et affectation de son résultat ; ensuite, le rapport n° 58-2025 relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier 2022 du collège de Tipaerui et affectation de son résultat ; et enfin, le rapport no 65-2025 relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier 2022 du collège de Paopao - Moorea et affectation de son résultat. Monsieur le ministre, souhaitez-vous intervenir ? M. Ronny Teriipaia : Non, je suis déjà intervenu pour l’ensemble des dossiers. Merci. Le président : Je demande au rapporteur Monsieur Tafai Tapati de faire une présentation. M. Tafai, Mitema Tapati : Bien. Merci bien. Nous sommes aujourd’hui saisis de ces projets de délibération relatifs aux comptes financiers, notamment ceux de l’exercice 2022 des collèges de Tahiti et de Moorea, en particulier ceux de Taravao, Tipaerui et Paopao. Lors de leur examen au sein de la commission de l’éducation et de la jeunesse, trois grands points ont été soulevés : –premièrement : la bonne utilisation et la gestion rigoureuse des fonds, ainsi que le renforcement des moyens en investissement pour améliorer les infrastructures de nos établissements scolaires ; –deuxièmement : la mise en œuvre de dispositifs pédagogiques adaptés aux besoins, visant à préparer efficacement les jeunes à leur avenir professionnel et citoyen ; –troisièmement : les difficultés rencontrées par les établissements scolaires quant au recrutement de personnels, ce qui confirme cette forte volonté qu’ont les établissements scolaires d’améliorer davantage le cadre éducatif. S’agissant plus particulièrement du collège de Taravao, son compte financier affiche une baisse de 7,6 millions comparé à l’exercice 2021, et par rapport à ce compte financier, 50 % des fonds proviennent d’une subvention du Pays. Deuxièmement, il y a la problématique liée au recouvrement de certaines créances que doivent certains à l’établissement scolaire. Certaines personnes ont des créances auprès de l’établissement scolaire. Il faudra trouver une solution, soit en les effaçant, soit en les recouvrant. Quant à la vie au sein de l’établissement, celle-ci n’est pas si agréable car les problèmes de cette époque, notamment la drogue, sont présents dans l’établissement. Les chefs d’établissements s’efforcent néanmoins d’améliorer la situation au sein de l’enseignement. Concernant le compte financier du collège de Taravao, la section d’investissement n’enregistre aucune recette mais les dépenses, comme d’autres aiment à les appeler ainsi, s’élèvent à 8,1 millions de francs, pour un résultat déficitaire — comme le diraient les autres — d’un même montant. Quant à la section de fonctionnement de l’établissement scolaire, les recettes s’élèvent à 74 millions et les dépenses, elles, s’élèvent à 75,3 millions de francs. Autrement dit, cela entraîne un déficit de 109 000 francs. Le résultat de la section de fonctionnement à la clôture de l’exercice budgétaire 2022 fait apparaître la somme de 4,3 millions. Concernant le fonds de roulement, celui-ci s’établit à 17,7 millions de francs et suffit à couvrir 60 jours de fonctionnement. Passons maintenant au collège de Tipaerui. Cet établissement s’inscrit dans une gestion plus saine de sa situation financière afin d’améliorer celle-ci. Deux personnels ont été recrutés sur le dispositif DEAP pour renforcer l’encadrement au sein de l’établissement. Le soutien de l’association des parents d’élèves dans les projets éducatifs de l’établissement est également important. Pour l’exercice 2022, la section d’investissement n’a enregistré aucune recette, mais les dépenses, elles, se sont élevées à 1,31 million de francs, soit un résultat déficitaire net de 1 316 993 francs. Quant à la section de fonctionnement, les recettes atteignent plus de 74 millions de francs et les dépenses s’établissent, quant à elles, à 75 millions, soit un résultat de fonctionnement déficitaire de 759 000 francs. Le fonds de roulement augmente et atteint 15,7 millions de francs à la clôture de l’exercice budgétaire 2022, suffisant pour couvrir 70 jours de fonctionnement. Passons maintenant à la situation du collège de Paopao à Moorea. Concernant son compte financier, il y a une nette amélioration de sa trésorerie, avec des investissements qui ont permis d’améliorer l’environnement de travail des élèves et des enseignants. Au niveau des résultats à l’entrée en 6e, une amélioration a été constatée grâce aux formations qui ont été mises en place avec le 1er degré. Par contre, le transport scolaire à Moorea demeure une grande problématique à ce jour et tend même à devenir un problème majeur jusqu’au point de décourager les parents, les enseignants et les élèves eux-mêmes. Concernant son compte financier pour l’exercice 2022, les recettes de la section d’investissement s’élèvent à 207 945 francs et les dépenses, quant à elles, atteignent 4,258 millions de francs, pour un résultat déficitaire de 4 millions de francs. En section de fonctionnement, les recettes s’élèvent à 70,678 millions et les dépenses atteignent 73,116 millions de francs. Nous constatons donc un résultat déficitaire de 2,488 millions de francs. Le fonds de roulement a diminué et s’établit à près de 11 843 348 francs, couvrant ainsi 86 jours de fonctionnement. En conclusion, ces trois collèges ont fait de la réussite scolaire de nos enfants leur cheval de bataille. Il y a toujours des difficultés liées aux moyens financiers. Il nous revient de stabiliser durablement leurs budgets afin d’assurer un enseignement de qualité à nos enfants dans notre pays. Merci et mes salutations. Le président : Merci. Parmi les membres de la commission permanente… Vas-y Hoiore. M. Tevaipaea Hoiore : Merci bien, Monsieur le président. Mes chers collègues, à Moorea, les élèves travaillent dans des classes chauffées à 30 °C tous les jours. À Taravao on apprend à vivre sa scolarité malgré les dégradations, les incivilités et les tensions. Et à Tipaerui nos enfants sont abandonnés aux abords du collège dès 5 h 30 du matin, sans surveillance, sans encadrement, dans le noir en attendant 6 h 25 et l’ouverture des grilles. Voilà en somme, ce que moi-même et mes collègues de la commission de l’éducation ont pu constater avec peine lors des diverses réunions tenues à l’occasion de la présentation des comptes financiers 2022 des établissements que je viens de citer. Ces comptes financiers sont plus que de simples « photographies budgétaires », ils sont le reflet fidèle, parfois rude, du quotidien de nos établissements scolaires — une réalité faite de défis, certes, mais aussi de belles réussites, sans que celles-ci ne fassent oublier les fragilités persistantes face auxquelles nous devons agir. Avant d’approfondir ces problématiques, je souhaite commencer mon intervention, en saluant sincèrement l’engagement des directions d’établissement, des équipes pédagogiques, des personnels de vie scolaire et des partenaires, notamment les parents d’élèves engagés, qui œuvrent chaque jour, malgré les moyens souvent contraints, à garantir à nos enfants une éducation digne. Merci de prendre soin de nos chers élèves. Mes collègues et moi-même avons accueilli il y a maintenant trois mois la délégation du collège de Tipaerui qui se distingue par une gestion exemplaire, un climat scolaire qui s’est plutôt apaisé, et une dynamique d’accompagnement des élèves saluée par tous. L’implantation d’un dispositif ULIS pour répondre aux besoins des enfants en difficulté, la coordination renforcée avec les familles, et les projets culturels portés par l’APE sont autant de signes d’une communauté éducative vivante. Malgré tout derrière ces réussites, se cachent de véritables points de fragilité, que nous ne pouvons bien entendu pas négliger. L’établissement connaît un taux d’absentéisme en hausse, des effectifs parfois lourds, et surtout une présence d’élèves dès 5 h 30 du matin, sans encadrement suffisant et déjà un défi en soit. Combiné à cela, l’absence de personnels à ces heures expose nos jeunes à des comportements à risque : vapotage, violences, fréquentations dangereuses d’autant plus en cette période de hautes tensions sociales, où l’on voit depuis quelques années maintenant l’émergence d’une nouvelle drogue destructrice. Le manque d’agents de surveillance — un à deux postes manquants chaque jour — aggrave ce sentiment de vulnérabilité. De l’autre côté de l’horizon, à Moorea, le collège de Paopao fait face à des difficultés structurelles plus marquées encore. Il cumule la vétusté des locaux, l’absence de salle de permanence, l’exposition des enfants à du bruit en continu, et l’absence de climatisation, ce qui affecte gravement le confort d’apprentissage. Mais le plus préoccupant, ce sont les remplacements non assurés, parfois pendant des mois. Comme par exemple le cas du poste de professeur de mathématiques qui n’a pas été remplacé pendant trois mois ! Imaginez ! Trois mois sans professeur de mathématiques en 3e, c’est un trimestre de perdu, alors même que le DNB doit se tenir en fin d’année… Ce n’est pas acceptable. Le représentant de la DGEE nous explique que le vivier de remplaçants est quasi inexistant, et que le coût dissuasif des déplacements depuis Tahiti, et l’absence d’indemnités attractives a fini par faire fuir les professeurs remplaçants. Sur la question des transports, les élèves doivent parfois attendre jusqu’à 14 h après la fin des cours pour qu’un bus les ramène chez eux. Tout cela combiné pèse évidemment sur leur motivation, sur leur bien-être et ensuite on s’étonne des chiffres des décrochages scolaires ! Trêve de langue de bois, j’ose le dire, c’est de la maltraitance, nous sommes en train de maltraiter nos propres enfants. Au collège de Taravao, la situation n’est pas meilleure, les effectifs par classe y sont parfois écrasants : jusqu’à 30 élèves par classe, sans moyens supplémentaires. Les bâtiments là aussi sont vieillissants, les travaux en attente, les équipements numériques obsolètes ajoutent à la pression quotidienne des enseignants et des élèves. Mais là encore, le nœud du problème réside dans le manque de personnels d’encadrement. Les assistants d’éducation ne sont pas assez nombreux pour assurer la sécurité et l’accompagnement des élèves, notamment dans les temps hors classe. Et comme à Paopao, le transport scolaire reste un point noir. Les élèves venant des vallées doivent se lever à l’aube, et attendre longtemps après les cours, parfois seuls. Quelle ironie ! Quand on pense qu’en Polynésie, on se drape de beaux discours sur l’importance de paver l’avenir pour nos futures générations, qu’on en fait même un thème culturel, quand on aime à rappeler notre attachement traditionnel à des figures maternelles protectrices et attentionnées mais une fois le Heiva terminé, une fois les micros éteints, force est de constater que tout ça passe à la trappe et on continue de fermer le rideau sur ces réalités. Souvent ce sont les parents qui blâment leurs enfants pour telle ou telle raison, mais avec tout ce que nous avons traversé au cours de ces réunions en commission, je me pose maintenant une toute autre question : sommes-nous seulement dignes de nos enfants ? Que l’on soit à Moorea, à Taravao ou à Papeete, le constat est le même : il manque du monde. Il manque des surveillants pour encadrer les élèves, il manque des enseignants pour assurer la continuité pédagogique, il manque des agents médico-sociaux pour accompagner les familles et prévenir les décrochages. Et il manque surtout une reconnaissance claire de la réalité du terrain dans la répartition des moyens. Ces établissements ne demandent pas des privilèges, ils demandent juste les conditions minimales pour bien faire leur travail. Ils demandent que nous cessions d’ignorer : les absences non remplacées, les permanences improvisées dans les couloirs, les élèves qui attendent seuls leur bus, ou ceux qui décrochent sans que personne ne s’en rende compte à temps. Face à cette situation, il n’y a pas de place pour les bras ballants, et je suis convaincu que nous avons les moyens de faire quelque chose. – Cela suppose d’abord de renforcer les effectifs de vie scolaire, en assurant la pérennité des postes d’assistants d’éducation et en ajustant les dotations aux réalités du terrain. Il faut parallèlement pérenniser le dispositif d’aides à la prévention, qui est un outil très utile aux établissements pour la mise en sécurité de nos élèves. – Il nous faut aussi revaloriser les postes en zone périphérique comme Moorea ou la presqu’île, en prévoyant des indemnités attractives pour faciliter les recrutements et les remplacements, et là c’est le rôle de l’État de garantir la continuité du service éducatif. Le recrutement et l’affectation sont de sa compétence. S’il ne parvient pas à remplacer un professeur pendant trois mois, c’est un aveu d’échec, et nous ne pouvons pas le tolérer. – Le service de transport scolaire, trop souvent déficient, doit être repensé et adapté aux besoins concrets des élèves et de leurs familles. – Il est tout aussi urgent de lancer un véritable plan de rénovation des établissements vétustes, avec une attention particulière portée au confort thermique et sonore des espaces d’apprentissage. – Enfin, il serait juste de reconsidérer l’attribution du statut REP ou REP+ à certains collèges qui, sans en avoir l’étiquette, en cumulent pourtant toutes les caractéristiques sociales et structurelles. Nos enfants et nos personnels scolaires ne demandent pas la lune, ils demandent des salles de classe qui tiennent debout, des adultes présents, et des enfants respectés dans leurs rythmes, dans leurs besoins, afin que leurs potentiels puissent se dévoiler. Chers collègues, nous avons la responsabilité de transformer les signaux d’alerte que nous envoient nos chefs d’établissement en décisions politiques. La bouteille est lancée à la mer, j’espère maintenant qu’elle trouvera son destinataire. Merci bien. Le président : Merci, Tevaipaea. Pascale. Mme Pascale Haiti-Flosse : Merci, Monsieur le président. Monsieur le ministre, Madame la vice-présidente, Monsieur le ministre. Le premier constat à tirer du compte financier 2022 du collège de Taravao, c’est que les effectifs d’encadrement subissent une réduction sensible — quand bien même les chiffres ont été corrigés depuis par le Principal — alors que la population scolaire augmente pour atteindre 951 élèves à la rentrée 2022. La situation financière de l’établissement n’est guère satisfaisante… Au 31 décembre 2022, le collège de Taravao accusait un déficit de plus de 12 millions de F CFP, toutes sections confondues, le fonds de roulement ne représentant plus que 60 jours d’autonomie. Mais renseignements pris, il a été décidé de puiser dans les réserves pour améliorer les conditions de vie et de travail des élèves. Ce qui est une bonne chose. À partir des longs échanges que nous avons eus en commission le 16 mai dernier, il ressort tout d’abord des difficultés dans le recouvrement des créances, à commencer par le paiement des factures de cantine pour les non-boursiers. La solution ne serait-elle pas que le Pays se substitue aux parents en instaurant la gratuité des repas scolaires comme l’a suggéré notre collègue Tapati ? Ce n’est qu’un avis. Une chose est sûre : la facture à 9 900 F CFP par trimestre actuellement en vigueur, soit un coût unitaire de 200 F CFP par repas, n’est plus tenable pour les gestionnaires compte tenu de l’inflation persistante dans nos îles. Voilà un vrai sujet dont notre assemblée pourrait s’emparer dans les semaines et mois qui viennent, et pourquoi ne pas lancer une mission d’information sur cette problématique qu’est la fourniture de repas en milieu scolaire et ses bienfaits ? Et on se rend compte, là, dans nos rapports qui nous sont présentés aujourd’hui, que le problème de cantine est un gros problème parce qu’on voit que les familles ont du mal à régler les problèmes de cantine. Ce n’est qu’un avis. On demande juste : est-ce qu’on est intéressé à faire une mission d’information pour essayer de voir comment on peut… Quelle est la solution qu’on pourrait préconiser ? Enfin, une question récurrente revient sur la table avec insistance, à savoir : comment faire face à l’accroissement des effectifs d’année en année ? Tout ça pour dire qu’entre restructuration globale et construction d’un nouveau collège à Taravao, aucune décision n’a vraiment été arrêtée… raison pour laquelle, pouvez-vous nous dire, Monsieur le ministre, quelle est votre position sur le sujet ? Concernant le compte financier de Tipaerui, malgré une diminution des effectifs scolaires à la rentrée 2022, passant de 935 à 898 élèves, et quand bien même le nombre moyen d’élèves par classe (plus de 27) reste supérieur à la moyenne académique, il n’empêche qu’en termes de performances au DNB — soit 90 % de réussite en série générale et 100 % en série professionnelle — le collège de Tipaerui se maintient en tête des établissements publics en Polynésie française. Pour ma part, c’est le principal enseignement que je tire du compte financier 2022 que nous allons naturellement approuver. Durant les échanges préliminaires en commission, les élus ont également pu apprécier la pertinence des dispositifs mis en place pour le suivi des élèves en difficulté. Et c’est probablement grâce au bon niveau d’encadrement humain car il faut savoir que le collège de Tipaerui dispose en son sein d’une assistante sociale à mi-temps, d’une infirmière à temps plein et d’une psychologue de l’éducation nationale. Par ailleurs, dans le cadre du dispositif d’aide de prévention, signalons que deux personnes ont été embauchées à temps plein, postées à l’extérieur du collège dès 6 h du matin — peut-être notre collègue propose à ce qu’il soit là à 5 h 30 du matin — pour accueillir les premiers élèves. Il s’agit là d’un renfort appréciable dont pourraient s’inspirer d’autres établissements aux fins d’éviter tous débordements sur la voie publique… Enfin, rappelons à toutes fins utiles que le collège de Tipaerui comme d’autres structures (Lycée Gauguin, Diadème notamment) ont été désignés villages d’accueil dans le cadre des prochains Jeux du Pacifique. Ce qui va nécessiter, dans les mois qui viennent, le démarrage de travaux de mise aux normes. Aussi, pouvez-vous nous dire, Monsieur le ministre, si le gouvernement a déjà débloqué les crédits correspondants et à combien se monte la facture des travaux prévus ? Lorsqu’il y a eu les Jeux olympiques, est-ce qu’il y a eu des travaux prévus et combien ont-ils coûté au pays ? Pour le collège de Paopao, sur les 557 élèves qui ont fréquenté le collège de Paopao durant l’année 2022-2023, 129 très exactement — ce sont les statistiques extraites du rapport — ont accompli leur dernière année de 3e Parmi eux, 43 % d’entre eux ont fait le choix de s’orienter vers une 2nde générale contre 37 % qui ont privilégié la voie professionnelle. Ceci étant dit, outre les effectifs du collège, précisons que l’établissement de Moorea accueille deux autres structures en son sein dont un CETAD qui propose deux formations distinctes mais plutôt bien adaptées au tissu économique de l’île, à savoir : dans le secteur de la petite et moyenne hôtellerie ainsi que dans la gestion et l’exploitation en milieu marin. Enfin, les résultats aux examens de la cuvée 2022 affichent tous des taux en baisse et surtout, en deçà de la moyenne académique. Pourtant, le climat scolaire semble s’être apaisé, il y a beaucoup moins de bagarres qu’auparavant, grâce à un encadrement des plus efficaces. Je vous remercie. Le président : Merci. Maurea. Mme Maurea Maamaatuaiahutapu : Merci bien, Monsieur le vice-président. Cher gouvernement, cher ministre — j’ai un trou — de l’éducation ainsi que notre cher nouveau ministre de la jeunesse et des sports, bonjour à l’occasion de cette rencontre en cet après-midi. C’est avec grand plaisir qu’on accueille quand même notre nouveau ministre, Monsieur Kainuu Temauri. Ce n’est pas une tâche simple qui t’attend et on va essayer quand même de ne pas être trop saillant avec toi. Tu nous as connus dans les commissions, tu vas nous connaître maintenant dans l’hémicycle. Monsieur le ministre de l’éducation, je remercie les interventions qui viennent d’être faites par mes collègues, auxquelles je souscris complètement, notamment lorsqu’on évoque la dégradation des infrastructures. Bien sûr, la DGEE et le pays ne sont pas en charge de toutes les infrastructures scolaires, de tous nos établissements scolaires. L’État aussi a son rôle à jouer. Pour autant, à la veille de la rentrée scolaire, je voudrais adresser mes sincères salutations à nos élèves, à nos enfants, à nos étudiants qui vont reprendre le chemin de l’école, qui vont reprendre le chemin des lycées, des collèges, de l’enseignement supérieur, au corps des professeurs aussi. Courage pour cette nouvelle année scolaire qui débutera la semaine prochaine. C’est vrai qu’on a souvent parlé d’infrastructures dégradées et de manque d’effectifs dans certains établissements, et je remercie mes collègues de mettre le doigt sur ces problématiques. Je tiens toutefois à remercier le ministère et la DGEE parce que lorsque nous sommes arrivés en 2023, nous avons constaté un retard dans l’examen des comptes administratifs et financiers. Certains comptes remontaient jusqu’à 2016, 2017 — Monsieur le président de la commission d’éducation, corrigez-moi si je me trompe — et aujourd’hui, grâce au travail conjoint que vous avez mené, aussi bien le MEE que la commission de l’éducation, vous avez essayé de rattraper le retard quant à l’examen de ces comptes, qu’ils soient administratifs ou financiers. Donc bravo à vous ! Je tiens aussi à saluer le travail qui a été effectué par la commission de l’éducation dans le format de ces commissions, à inviter en fait aussi bien le corps enseignant que les APE, les étudiants, les élèves, pour comprendre le fonctionnement de nos établissements, pour comprendre l’état des lieux, et puis pour comprendre aussi qu’en 2025, nos enfants sont face à des enjeux problématiques. Au-delà de ce qu’on a évoqué pour les établissements qui ont été cités, je pense notamment à l’ice, à la cigarette électronique, au harcèlement scolaire, toutes ces problématiques auxquelles sont confrontées nos… Même pas des problématiques, ce sont devenus de gros problèmes sociétaux auxquels sont confrontés nos enfants. Nous avons tous notre rôle à jouer. J’entendais notre collègue, Madame Haiti Flosse parler de la responsabilité des parents. Oui, effectivement. Mais nous sommes tous parents aussi de tous ces enfants et en tant qu’élus et représentants du peuple, il s’agit de tous nos enfants, qu’ils soient au Diadème, qu’ils soient à Moorea, qu’ils soient aux Tuamotu, nous devons nous attacher à les accompagner au mieux. Maintenant, vous avez, Monsieur le ministre, beaucoup de responsabilités. Vous devez répondre aux demandes de nos jeunes professeurs qui voudraient revenir chez nous, auxquels vous ne pouvez pas toujours répondre positivement. Vous devez aussi faire face aux demandes de parents qui souhaiteraient que leurs enfants soient en internat. Vous devez faire face aux différents représentants communaux qui voudraient que leurs établissements scolaires soient aux normes. Là, une demande concernant la cantine scolaire gratuite. Tout ça doit s’inscrire dans une politique globale de l’éducation et pour y répondre, il faut renforcer aussi nos services, pour assurer le suivi de ces établissements scolaires, de leur fonctionnement, pour en assurer également le contrôle. Et tout ça s’inscrit, en fait, comme je viens de le dire, dans une politique d’éducation globale qui doit pouvoir répondre aux besoins de notre peuple, de notre peuple. Et j’espère que le gouvernement sera attentif à la demande de renforcer nos services de contrôle. Donc, je m’avance un petit peu, peut-être, ou j’anticipe, par rapport au budget 2026 qui va bientôt nous être présenté. J’espère que nous verrons cette volonté du gouvernement de renforcer nos services, quels qu’ils soient. Merci bien. Le président : Thilda ? Mme Thilda Garbutt-Harehoe : Merci bien, Monsieur le président. Bonjour, vice-présidente, ministres. Moi, j’aimerais aussi apporter un élément par rapport, justement, au coût de la scolarité d’un élève. C’est vrai qu’au niveau de certaines personnes, elles ont droit à des compléments familiaux, etc. Mais n’empêche qu’il nous arrive parfois des élèves qui ne mangent pas le matin dans les collèges et les lycées et qui courent vers un petit snack ou qui demandent à un copain de donner 100 francs pour eux. Et ça, c’est important. Toute cette partie sociale est importante pour considérer une bonne scolarité. Tous les élèves ne sont pas à la même enseigne. Et quand on dit qu’il y a des factures impayées, on parlait tout à l’heure des loyers impayés, mais là aussi, il y a des factures impayées, et en tant que commissaire au surendettement, nous recevons des factures d’élèves pour des factures impayées de cantine surtout. Donc là aussi, il faudrait qu’on soit proche de ces familles, qu’on ne voit pas qu’une catégorie, mais qu’on puisse encore ouvrir davantage. Nous avons une… Dernièrement, nous avons voté une amélioration au niveau de tout ce qui est cantine scolaire, mais lorsqu’on entend qu’il y a un psychologue, voilà, c’est aussi ça qu’il faut mettre dans les écoles, de l’administratif, mais social aussi. C’est important parce que beaucoup d’élèves arrivent avec tellement de problèmes qu’ils ne savent pas où les déposer et c’est important. Voilà, je pense qu’on a la partie des enseignants qui donne l’enseignement, l’éducation nationale, mais il y a aussi tout cet accompagnement des élèves qui est important. On sait qu’il y a Margaret’s Place dans deux de nos établissements, mais c’est un peu ce genre de personnes qu’il faut mettre en place. Quelquefois, il ne suffit pas de multiplier. Il faut juste des personnes bienveillantes, attentives, une écoute empathique, pas pour donner des conseils, mais pour écouter et voir ce qu’ils veulent faire de leur vie. Essayer de rendre aussi nos écoles attractives. On n’y vient pas que pour être passifs, assis à écouter. Il y a eu des moments dans des collèges que j’ai connus, on mettait de la musique, on mettait un orchestre. Voilà, il y a des choses comme ça qu’il faut inventer. Voilà, je m’arrête là parce que ce sont des idées, je pense, à développer et suivre par rapport aux problèmes que nous rencontrons actuellement, par rapport aux passions de nos enfants, les suivre dans cela. Merci. Le président : Merci, Thilda. La discussion générale est maintenant close. Monsieur le ministre de la santé, bonjour. M. Ronny Teriipaia : C’est inquiétant. (Rires). Merci bien pour ces avis. Je vous ai bien entendu par rapport aux remarques, voire reproches qu’on pourrait faire au système éducatif polynésien et ça, ça ne date pas d’aujourd’hui, vous le savez pertinemment, on l’entend tout à fait parfaitement, ces besoins en climatisation, mais ça, ça date, ça ne date pas de notre gouvernement, ça date depuis X temps. Il y a des maires qui ont mis en place des climatisations dans les différentes écoles primaires. Bon, le message n’est pas passé au niveau de tous les maires. Peut-être que d’ici là, ça va changer, s’ils font en sorte que c’est une priorité par rapport à ce besoin. On sait pertinemment qu’il fait chaud dans les classes, que nos élèves souffrent, que nos enseignants souffrent. Ça, c’est une réalité. Mais encore, c’est une question de budget, c’est tout. Évidemment qu’on souhaite que toutes les salles soient climatisées. Ça, c’est une priorité. C’est la priorité de tout le monde pour faire en sorte que les élèves travaillent dans de meilleures conditions. Ça, c’est sûr. Maintenant, sur la question des élèves qui sont transportés très tôt aux abords des établissements. Ça, ça relève de la responsabilité des parents. L’école commence à telle heure. C’est vrai que dans certains établissements, on organise… Le chef d’établissement prend une organisation au niveau des adjoints d’éducation, c’est-à-dire les surveillants, qui commencent plus tôt, mais on ne peut pas demander aux surveillants d’être là à 5 heures du matin. Il y a un contrat qui est fait avec les agents. Et tout simplement, il y a des horaires respectés. Si on va se mettre à modifier complètement le code du travail, notamment par rapport aux heures, le début, des agents, on va se… Ils ne seront pas contents, tout simplement. Ça suppose qu’il faut une discussion avec l’ensemble des partenaires. Ensuite, c’est une question de pilotage de l’établissement. Il y a des établissements dans lesquels on met en place un système pour accueillir les élèves bien avant les heures, mais ça, ça suppose que la direction, tout simplement, mette en place un système qui permet justement à des agents, des surveillants, qu’ils commencent plus tôt et qu’ils terminent plus tôt. Ça, c’est une organisation interne. Concernant la lutte contre le décrochage, ça, c’est propre à chaque établissement. Il y a une politique générale. De toute manière, on lance les grandes orientations dans la lettre de rentrée pour qu’on puisse prendre en compte la lutte contre le décrochage, la question de l’inclusion, la question de la lutte contre l’ice, la question du renforcement de l’enseignement de la langue polynésienne… Tout ça, c’est pris en compte. La question du transport, évidemment que c’est une question… On a tous des remontées par rapport à cette revalorisation des tarifs qu’ils demandent depuis des années, puisque ça fait pratiquement 20 à 30 ans que ça n’a jamais été revalorisé, me semble-t-il, depuis 1995. Et on assiste à des remontées de plusieurs maires qui demandent tout simplement à ce que ce soit revalorisé, et on comprend très bien, puisqu’ils se retrouvent souvent en déficit. Ça, c’est un sujet sur lequel on devra se poser et réfléchir ensemble pour faire en sorte d’améliorer tout simplement. Je comprends parfaitement les demandes des maires. On est avec la DGEE sur ce dossier pour faire en sorte de trouver des solutions et pour répondre justement aux attentes de nos maires, et pour éviter que le transport ne soit pas effectué à la rentrée. Fort heureusement, pas de problème de transport pour l’instant. J’ai eu la surprise, enfin, l’heureuse surprise de voir que dans le compte financier du collège de Paopao, ce problème de transport scolaire date de 2022. Il me semblait que ça datait de 2023, depuis que Warren Guilloux a pris le transport en main, et je constate que ça date de 2022. Je suis surpris, je ne savais pas. Par rapport à la question de… à l’intervention de Madame Pascale Haiti. C’est une très bonne idée de lancer cette mission d’information. Après, c’est vous qui décidez. Par rapport aux effectifs, il faut que vous sachiez qu’on a actuellement… Comment dirais-je ? Nous sommes en surdotation en termes de postes. Nous sommes à - 27 ETP dans le cadre du dialogue de gestion, c’est ce qu’on nous répète sans cesse. Et fort heureusement, on essaie de maintenir les postes actuellement via les dispositifs qu’on met en place. Je parle de la 6e à l’école, par exemple, où tous les dispositifs qu’on met en place pour faire en sorte de maintenir ces postes. C’est un peu compliqué à gérer. C’est tout simplement une question de postes, et ça rentre évidemment dans le cadre du dialogue de gestion que l’on renouvelle chaque année. Au mois de novembre, cela va se passer en France. La question de la répartition des établissements en réseau d’éducation prioritaire. C’est une question que l’on pose tous les ans. Il faut savoir que cette répartition, cette nouvelle configuration en zone d’éducation prioritaire, en réseau d’éducation prioritaire se fait à l’échelle de toute la France. J’ai demandé, justement, de réorienter certains établissements qui seraient prioritaires. Ce n’est pas possible. Il faut qu’il traite la question au niveau de la nation, national. Ça se fait. J’ai demandé également à ce qu’on mette tous les CJA en réseau d’éducation prioritaire. C’est tellement évident puisque ce sont des élèves qui présentent de grandes difficultés. Concernant les travaux du collège de Taravao, c’est prévu de faire une extension des bâtiments. C’est déjà prévu. On attendait la réponse du ministère de la Santé, qui avait aussi des projets d’extension de l’hôpital juste au-dessus du collège de Taravao. Finalement, il s’est désisté. Donc, du coup, on va se concentrer uniquement sur la construction des bâtiments du collège de Taravao. Ensuite… Concernant tous ces… Je remercie Maurea d’avoir souligné les efforts du ministère de l’Éducation pour faire en sorte de faire évoluer les choses. C’est la raison pour laquelle, justement, on a mis en place ces travaux, fameux états généraux dans le cadre de la nouvelle charte de l’Éducation pour trouver ensemble des solutions. Comme on le dit souvent, ce n’est pas l’affaire simplement du ministère de l’Éducation, c’est l’affaire de tous. Nous sommes tous parents, c’est très bien. Il y a le travail des parents, mais pas simplement. C’est l’ensemble de la communauté éducative, à commencer par les élus, par l’exécutif, les gens qui sont aux rênes du pays, tout simplement. Et on essaie de trouver des solutions pour faire en sorte d’améliorer notre système éducatif et de pouvoir mettre en place la politique éducative du pays. C’est vrai que toutes ces questions de cigarette électronique, d’ice, ça fait partie d’un plan que l’on va mettre en place, notamment en partenariat avec le ministère de la Santé, pour mettre en place des dispositifs, pour renforcer les dispositifs existants de lutte contre les addictions, le harcèlement. Ça figure dans la lettre de rentrée, c’est une priorité. En tout cas, on fera tout pour essayer… Pas pour essayer, pour combattre ce fléau qu’est l’ice. C’est le travail de toute la communauté éducative. On a énormément de responsabilités. Merci de le souligner. On a plusieurs choses à gérer. Enfin, nous avons tous plusieurs choses à gérer. Renforcer nos services, c’est sûr. On est souvent en manque de personnel. Mais ça, ça relève d’une discussion qui doit se faire en interministérialité. Commission de contrôle, ce n’est pas toujours évident d’avoir le personnel qu’il faut pour aller contrôler ce qui se passe dans tous les établissements. Certes, on a des retours des chefs d’établissement. Parfois, il y a des éléments qui nous échappent. Alors, pour la petite remarque de Thilda par rapport à l’accueil des élèves en musique, mettre en place des ateliers d’orchestre. Ça se fait déjà dans plusieurs établissements, en tout cas, du public, ça se fait, et je pense qu’au niveau du privé aussi. En tout cas, c’est l’un des axes prioritaires du gouvernement, langue et culture polynésiennes pour faire en sorte de renforcer davantage la promotion et l’enseignement de nos langues et cultures dans nos établissements scolaires. Est-ce que j’ai oublié autre chose ? Alors, concernant le remplacement du personnel, vous parliez du professeur de maths. Effectivement, on est en pénurie de profs de maths. C’est compliqué de pouvoir remplacer tout de suite. Il faut que vous sachiez que le remplacement d’un professeur, en tout cas dans le secondaire, se fait au bout de 15 jours. Le temps qu’on fasse les contrats, le temps qu’on trouve déjà quelqu’un qui veuille bien remplacer, c’est un peu compliqué. Il faudrait aussi que vous sachiez qu’il y a beaucoup de désistements pour être contractuel dans l’enseignement. On le constate en France. Ici, ça commence à se faire savoir. On a énormément de difficultés dans le cadre des recrutements du contractuel. À la dernière minute, il y a plusieurs qui se désistent parce que, tout simplement, ils ne veulent pas faire, exercer ce métier. Concernant les indemnités attractives, quand il s’agit d’un REP, tout le monde est attiré. Ça, c’est sûr. On n’a pas de problème pour trouver des contractuels pour effectuer les remplacements dans les zones REP. Par contre, quand il s’agit d’aller aux Tuamotu qui ne sont pas fléchés REP, c’est compliqué, parce qu’on est attiré par les intérêts, tout simplement. Il ne faut pas se le cacher, c’est la vérité. Dans certains établissements, il y en a beaucoup plus qui se positionnent pour y exercer parce que c’est attrayant, tout simplement. Et quand il s’agit d’aller dans d’autres établissements, on n’est pas attirés, tout simplement. C’est une réalité. Il faut tenir compte de ça. Concernant le transport scolaire, je suis en train de voir avec la DGEE, comment est-ce qu’on peut faire pour d’abord revaloriser, comme je le disais tantôt, le tarif du transport scolaire, mais aussi voir au niveau des responsabilités de chacun, notamment des maires, puisque certains maires assurent le transport scolaire et d’autres non. Ça devient... C’est une des dépenses les plus importantes du ministère de l’Éducation, et ça suppose qu’il faudra qu’on discute ensemble pour voir comment est-ce qu’on peut faire pour améliorer les conditions de transport de nos élèves. En termes de ressources humaines, concernant les agents médico-sociaux. On essaie de faire en sorte, en tout cas, au niveau des établissements secondaires, qu’il y ait autant d’agents du corps médical que du corps des assistants sociaux. Ce n’est pas toujours évident, surtout dans les îles éloignées, de pouvoir faire en sorte qu’ils veuillent bien y aller dans ces îles éloignées. On a souvent des difficultés à recruter du personnel pour aller dans les îles éloignées, ils peuvent rester un moment, mais ensuite, ils s’en vont. C’est toujours une question de budget. En tout cas, on ne reste pas les bras ballants. On fait tout en sorte d’améliorer les conditions de scolarité de nos élèves, en tout cas, le ministère de l’Éducation fait tout pour, et avec, évidemment, votre contribution. Merci. Je crois que j’ai fait le tour. Merci. Le président : Merci, Monsieur le ministre. Maurea. Mme Maurea Maamaatuaiahutapu : Merci, Monsieur le vice-président. Merci beaucoup, Monsieur le ministre pour ces éléments de réponse clairs et précis. Ne t’inquiète pas, loin de nous l’idée de dire que le MEE ait les bras ballants à attendre que le temps passe, loin s’en faut. Tu as parlé d’interministérialité et encore une fois, je le répète, au Tavini huiraatira, nous sommes attachés au travail collaboratif, à l’interministérialité, le travail interservices également, d’où cette récurrence que j’ai à rappeler qu’il faut renforcer nos effectifs en fonction, effectivement, des besoins qui ont été identifiés, mais il faut y aller. Là, on n’a pas vraiment le choix parce qu’on est face à des enjeux tellement énormes qu’il faut renforcer nos effectifs. Du coup, j’en profite. Tu as parlé d’interministérialité par rapport à la lutte contre l’ice pour demander, ce n’est peut-être pas toi qui pourrais me répondre, peut-être davantage notre VP, où en sommes-nous de nos délégués, de nos délégations interministérielles, qui ne fonctionnent qu’à une tête, les pauvres ! Si on veut effectivement renforcer la lutte contre la méthamphétamine, les drogues synthétiques, les addictions en tous genres, les violences, harcèlement, etc., il faut renforcer ces délégations qui, à mon sens, sont importantes, puisqu’elles viennent en renfort et parfois en rempart aussi des actions gouvernementales. Donc, il faut tout de même renforcer ces délégations. Du coup, voilà, d’où ma question. Il me semble qu’on en a quatre ou cinq, le maximum, c’est cinq. Est-ce que le gouvernement compte renforcer ces DIM, ces délégations interministérielles ? Et, est-ce que ça va s’inscrire dans un plan général, justement ? Une politique générale, globale, de développement et de soutien à nos actions et à notre politique de développement. Et pour finir, j’ai avec plaisir accueilli notre nouveau ministre, mais j’ai une pensée particulière aussi pour notre ancienne ministre de la jeunesse et sports et de l’artisanat. Nahema, si tu nous suis, eh bien, je te remercie pour le travail que tu as effectué et puis, ce n’est pas une décision facile que de quitter des fonctions ministérielles, tout comme ce n’est pas facile de les assumer, de les assurer. Et donc, merci, Nahema, où que tu sois, j’espère que tu vas bien et puis, on te souhaite beaucoup de courage et une très belle continuation. Merci bien. Le président : Merci. Alors, Monsieur le ministre des sports, bonjour. Allez-y, Madame la ministre. Mme Minarii Galenon-Taupua : Merci, Monsieur le président. Non, je voulais remercier Maurea pour ses observations. Oui, c’est vrai qu’on a des pensées bienveillantes envers notre ancienne ministre Nahema. C’est vrai que ce n’est pas facile, surtout quand on est une jeune femme et une jeune maman. En tout cas, on ne peut que la remercier pour tout le travail qu’elle a effectué auprès de nous. Alors, concernant la demande sur les DIM, pour l’expansion éventuellement des aides qu’il pourrait y avoir autour de ces DIM. Il faut savoir que le Président viendra dans les jours à venir vous exposer son plan. Tu as parlé d’un plan. C’est vrai qu’il y a un plan qui sera mis en place puisque nous avons tenu un séminaire gouvernemental sur trois jours, justement pour discuter, pour parler de nos bilans et surtout de voir comment est-ce qu’on pourrait monter une feuille de route globale avec des priorités fixées par le Président. Et comme tu le sais, l’ice fait vraiment partie aussi de ses priorités, tout comme le handicap. Donc, il viendra exposer sa feuille de route devant vous. Donc, je préfère le laisser vous annoncer les nouvelles. Voilà. En tout cas, merci pour tes remarques qui sont très pertinentes. Merci beaucoup. Le président : Merci, Madame la ministre. Maurea. Mme Maurea Maamaatuaiahutapu : Merci beaucoup, Madame la vice-présidente. C’est avec grand intérêt et impatience que nous attendons la présentation de la feuille de route générale de notre Président du pays. J’espère néanmoins que les observations, les recommandations et les attentes des élus que nous sommes seront prises en considération dans cette feuille de route. En tout cas, nous allons exprimer nos souhaits et nos recommandations et j’espère que l’on pourra travailler de concert pour cette feuille de route et pour la définition du budget 2026. Merci bien. Le président : Alors, la discussion est close pour ce dossier. Nous passons à l’examen de la première délibération relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier 2022 du collège de Taravao et affectation de son résultat. Article 1er Le président : Nous passons au vote de l’article 1er. Qui est pour ?... À l’unanimité. Merci. Article 2 Le président : Nous passons au vote de l’article 2, même vote ?... Article 2 adopté à l’unanimité. Article 3 Le président : Nous passons au vote de l’article 3, même vote ?... L’article 3, adopté à l’unanimité. Article 4 Le président : Nous passons au vote de l’article 4, même vote ?... L’article 4 est adopté à l’unanimité. Article 5 Le président : Nous passons au vote de l’article 5, même vote ?... L’article 5, adopté à l’unanimité. Article 6 Le président : Nous passons au vote de l’article 6, même vote ?... Article 6, adopté à l’unanimité. L’ensemble de la première délibération est adopté. Nous passons maintenant à la délibération relative à un projet de délibération portant approbation du compte financier 2022 du collège de Tipaerui et affectation de son résultat. M. Heinui Le Caill : Pardon. Monsieur le vice-président, peut-on passer par la procédure simplifiée ? Le président : C’est ça, là… On va terminer ça et puis on passe à… Le prochain. Article 1er Le président : Nous passons au vote de la deuxième délibération, au vote de l’article 1er, qui est pour ?... L’article 1er, adopté à l’unanimité. Article 2 Le président : Nous passons au vote de l’article 2, même vote ?... Article 2, adopté à l’unanimité. Article 3 Le président : Nous passons au vote de l’article 3, même vote ?... Article 3, adopté. Article 4 Le président : Nous passons au vote de l’article 4… Article 4, adopté à l’unanimité. Article 5 Le président : Nous passons au vote de l’article 5… L’article 5 est adopté. Article 6 Le président : Nous passons au vote de l’article 6… Même vote ?... Article 6, adopté. L’ensemble de la délibération est adopté. Merci bien. Nous passons à la troisième délibération relative à un projet de délibération portant approbation du compte financier 2022 du collège de Paopao-Moorea et affectation de son résultat. Article 1er Le président : Nous passons au vote de l’article 1er. Qui est pour ?... À l’unanimité. Merci. Article 2 Le président : Nous passons au vote de l’article 2, même vote ?... À l’unanimité, merci. Article 3 Le président : Nous passons au vote de l’article 3, même vote ?... Article 3, adopté à l’unanimité. Article 4 Le président : Nous passons au vote de l’article 4, même vote ?... L’article 4, adopté à l’unanimité. Article 5 Le président : Nous passons au vote de l’article 5, même vote ?... Article 5, adopté à l’unanimité. Article 6 Le président : Nous passons au vote de l’article 6, même vote ?... Article 6, adopté. L’ensemble de la délibération… L’ensemble de la troisième délibération est adopté à l’unanimité. Merci bien. Les rapports peuvent être consultés sur le site internet de l'assemblée de la Polynésie française à l'adresse www.assemblee.pf |







