Rapport n° 112-2025 relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier et affectation de résultat de l'exercice 2024 du Centre de formation professionnelle pour adultes Paru in extenso au JOPF n° 9 NA du 01/06/2026 à la page 961
| Rapport n° 112-2025 relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier et affectation de résultat de l’exercice 2024 du Centre de formation professionnelle pour adultes Présenté par Mmes les représentantes Vahinetua Tuahu et Pauline Niva Le président : Nous passons donc au deuxième dossier : rapport n° 112-2025 relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier et affectation de résultat de l’exercice 2024 du Centre de formation professionnelle pour adultes. Je demande au gouvernement d’exposer l’économie générale du projet. Mme Vannina Crolas : Bonjour à l’occasion de notre rencontre. Mes salutations à toutes et à tous en cette nouvelle année. Je vais plutôt laisser notre rapporteur exposer la situation du CFPA en 2024. Juste, peut-être, regretter que cela ait pris autant de temps. On est en 2026, on vient ici approuver le compte administratif de 2024, qui a pourtant été adopté en commission en septembre de l’année dernière. Donc voilà, juste voir comment on peut améliorer le délai, au moins l’année suivante et pas deux ans après. Merci bien. Le président : Merci, Madame la ministre. Je demande au rapporteur, Madame Vahinetua Tuahu… Pauline Niva, de lire son rapport. Merci. Mme Pauline Niva : Merci, Monsieur le président. Monsieur le Président du gouvernement, chers membres élus réunis au sein de notre commission permanente, bonjour à toutes et à tous. En premier, je souhaite adresser un message d’amour à notre population, aux familles qui nous suivent. Je vous adresse un message d’amour en cette nouvelle année : que votre santé soit préservée, que votre esprit demeure en paix, et que votre cœur soit apaisé tout au long de cette année 2026. Merci bien. Par lettre n° 4954 PR du 21 juillet 2025, le Président de la Polynésie française a transmis aux fins d’examen à l’Assemblée de la Polynésie française, un projet de délibération portant approbation du compte financier et affectation de résultat de l’exercice 2024 du Centre de formation professionnelle pour adultes. Pour rappel, le CFPA est un établissement public administratif qui a pour mission d’organiser, d’animer, de développer et de mettre en œuvre des sessions de formation professionnelle au profit de toute personne de plus de 16 ans. À cet effet, il dispense des enseignements théoriques et pratiques pour conférer aux personnes une formation ainsi qu’une qualification professionnelle, que ce soit pour une insertion professionnelle, une évolution de carrière ou pour s’adapter aux besoins des entreprises. Sa cellule d’insertion permet d’accompagner, à l’issue de la formation, les demandeurs d’emploi durant une année. Ces formations sont dispensées sur quatre sites bien distincts. Vous avez celui de Pirae, de Punaauia, de Taravao et Faaroa, et récemment, l’unité mobile de formation de Rangiroa, inaugurée le 16 décembre 2025. À savoir aussi qu’un site a aussi été ouvert à Hiva Oa pour une formation liée aux métiers du tourisme. Merci beaucoup pour cela. En 2024, le CFPA disposait de 100 postes budgétaires, dont 99 postes occupés par 73 agents engagés sur des emplois permanents, 26 agents en CDD et un agent saisonnier. Au 31 décembre 2024, le nombre d’apprenants tous statuts confondus au CFPA s’élève à 1 302, en sachant qu’en 2023, on avait 1 123 apprenants, dont 184 salariés, pour 2024, 184 salariés formés. Le taux d’insertion réel des stagiaires sortis en 2023 s’élève à 86 %. Pour l’année 2024, le taux d’insertion est de 82 %, dont 65 % en emploi. Et je laisserai Madame la ministre entrer dans les détails, en termes d’insertion au CFPA. Parmi les stagiaires de 2024, il est à noter que 46 % sont des femmes et plus de la moitié des stagiaires ont entre 16 et 29 ans. S’agissant de l’exécution budgétaire de l’établissement : En section d’investissement, les recettes sont arrêtées à la somme de 135,7 millions F CFP et les dépenses, à la somme de 257,591 millions F CFP. En section de fonctionnement, les recettes s’établissent à plus de 1,227 milliard F CFP et les dépenses, à plus de 1,149 milliard F CFP, d’où un résultat de fonctionnement excédentaire de 77,745 millions F CFP, affecté au compte 1068 qui n’est autre que « Autres réserves ». En conséquence, le résultat global de l’exercice 2024 est arrêté à la somme de 44,306 millions F CFP qui vient diminuer le fonds de roulement de l’établissement, lequel s’établit au 31 décembre 2024 à 701 613 767 F CFP. S’agissant des travaux en commission : Examiné en commission le 18 août 2025, le présent projet de délibération a suscité des échanges qui ont porté essentiellement sur les points suivants :
À l’issue des débats, le présent projet de délibération a recueilli un vote favorable unanime des membres de la commission. En conséquence, la commission de l’emploi et de la fonction publique, propose à notre Assemblée de la Polynésie française d’adopter le projet de délibération ci-joint. Merci bien. Le président : Merci. Parmi les membres de la commission, qui souhaite intervenir ?... Monsieur Lissant, à vous la parole. M. Simplicio Lissant : Merci, Monsieur le président. Bonjour, Monsieur le Président, chers ministres, à nous tous, chers collègues. Permettez-moi avant tout de vous adresser ainsi qu’à vos familles mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Je tiens également à adresser mes vœux à l’ensemble des agents de cette institution ainsi qu’à la population qui nous suit. Concernant le projet de délibération qui nous est soumis. Donc, à la lecture du compte financier 2024 du CFPA et de l’évolution de la structure de formation professionnelle au cours des 10 dernières années, on mesure pleinement tout le chemin parcouru. Rien que sur la période de 2020-2024, eh bien, les moyens financiers dévolus par la collectivité à cet établissement sont passés du simple au double, pour atteindre plus d’1,227 milliard de F CFP durant la période observée. Seul petit bémol, c’est le nombre de stagiaires a lui aussi progressé mais pas dans les mêmes proportions : 951 en 2020 pour 1 118 en 2024. Aussi, devons-nous en conclure qu’un plafond de verre a été atteint ? Je ne pense pas, c’est une question qu’on peut se poser. Mais globalement, à n’en pas douter la gestion du CFPA nous apparaît des plus simples. Au 31 décembre 2024, l’établissement présentait une situation déficitaire de l’ordre de 44 305 755 F CFP, mais au regard du volume du fonds de roulement volumineux, plus de 701 millions, ce solde négatif fait figure d’épiphénomène sur lequel il n’y a pas lieu de disserter. De tous temps, en effet, la collectivité a pu compter sur le savoir-faire du CFPA pour former nos Polynésiens dans des domaines divers et variés. Et ce ne sont pas les entreprises qui diront le contraire au vu du taux d’insertion réel qui atteignait le niveau d’excellence de 86 % en 2023. Les chiffres de 2024 sont du même ordre, malgré l’annonce d’un taux provisoire à seulement 56 %, revu à 75 % à la date du 18 août, pour ce qui est de l’exercice 2024. Enfin, le CFPA n’a de cesse de se transformer pour répondre au besoin croissant de formations professionnelles. Après l’ouverture de deux unités mobiles dans les archipels éloignés, l’une à Rangiroa et l’autre à Hiva Oa, l’établissement vient de se lancer dans la formation de chauffeurs de bus, dont les besoins sont estimés à 380 personnels supplémentaires dans les trois ans à venir. Une première session s’est donc ouverte le 27 novembre, la première depuis 2019, avec seulement six stagiaires inscrits. Il est prévu d’organiser six sessions par an pour 10 candidats par session, mais à ce rythme, nous sommes encore bien loin du compte. Voici donc, mes chers collègues, quelques éléments d’appréciation sur ce compte financier 2024 du CFPA, que le groupe Tapura huiraatira va naturellement approuver avec vous. Je vous remercie de votre attention. Le président : Merci. D’autres interventions ? Tahia Brown. Mme Tahia Brown : Merci bien, Monsieur le président. Monsieur le président, Madame la vice-présidente, Mesdames et Messieurs les ministres, chers collègues, Mesdames et Messieurs de la presse, chers internautes et cher public, bonjour. Permettez-moi de vous adresser avant tout, mes meilleurs vœux de réussite, de joie, de prospérité, de santé à tous pour cette année 2026. Alors, le projet de délibération n° 112-2025 que nous examinons aujourd’hui porte sur un sujet qui peut sembler technique : l’approbation du compte financier 2024 du Centre de formation professionnelle pour adultes, mais qui touche, en réalité, à un enjeu profondément politique : notre capacité collective à former, insérer et autonomiser les polynésiennes et les polynésiens. Derrière les tableaux comptables, il y a une question simple : notre système de formations professionnelles est-il au service de l’emploi réel, durable et est-il ancré dans les besoins réels du pays ? Le CFPA est un outil stratégique pour le pays. Le CFPA n’est pas rien qu’un organisme de plus parmi tant d’autres, c’est un outil public central de la Polynésie française pour la formation des adultes peu ou pas qualifiés. En 2024, il a formé plus de 1 300 apprenants tout statut confondu sur cinq sites et via des unités mobiles, avec un taux de réussite aux examens proche de 89 % et un taux d’insertion réel de 86 % pour les stagiaires sortis en 2023. Ces chiffres méritent d’être salués. Ils traduisent l’engagement des équipes pédagogiques, des formateurs, des agents administratifs dans un contexte souvent contraint (difficultés de recrutement de formateurs, évolution rapide des métiers, attente croissante du marché du travail) ; une dépendance financière qui interroge. Le compte financier 2024 met cependant en lumière une réalité que nous ne pouvons pas ignorer. Plus de 92 % des ressources du CFPA proviennent de la subvention de fonctionnement du pays. Cela signifie deux choses : d’une part, que le pays assume pleinement sa responsabilité en matière de formations professionnelles, d’autre part, que le modèle économique du CFPA reste fragile et peu diversifié. La formation professionnelle n’a pas vocation à devenir une activité marchande, mais une diversification maîtrisée des ressources (prestations ciblées, partenariat économique, valorisation des productions pédagogiques) permettrait de renforcer l’autonomie de l’établissement sans remettre en cause sa mission sociale. Des résultats financiers à lire avec lucidité L’exercice 2024 se solde par un excédent de fonctionnement de 77,7 millions de F CFP et un déficit global de 44,3 millions de F CFP, liés essentiellement aux investissements structurants engagés sur les sites de formation. Ce déficit n’est pas un signe d’alarme mais un signal de transition. Il correspond à des choix d’investissement nécessaires : modernisation des infrastructures, équipement pédagogique, adaptation au nouveau métier. La question n’est donc pas : avons-nous dépensé trop ? La vraie question est : avons-nous investi là où cela produit de l’emploi ? Former pour insérer, pas pour occuper. Le CFPA affiche des taux d'insertion encourageants, mais ces données doivent devenir un véritable outil de pilotage politique. Nous devons être capables de répondre clairement : combien de stagiaires accèdent à un emploi durable, dans quel secteur, dans quel archipel ? Je plaide pour la mise en place d'un tableau de bord public annuel de l’insertion partagé avec l’assemblée, car ce qui ne se mesure pas ne se pilote pas, et ce qui ne se pilote pas finit par s’essouffler. Une formation enracinée dans nos réalités. Enfin !... Enfin !... La formation professionnelle ne peut être pensée hors sol. Les secteurs du BTP, de l’agriculture, de l’économie bleue, de la transition énergétique sont au cœur de notre économie réelle. Former pour ces métiers, c’est former pour rester au pays. Cela suppose des formations concrètes, pratiques, accessibles, une reconnaissance de ces savoir-faire locaux, une pédagogie adaptée à nos réalités culturelles et sociales. La réussite du CFPA ne se mesure pas uniquement à l’équilibre de ses comptes, mais à sa capacité à redonner une perspective professionnelle à celles et ceux qui ont été privés. Pour conclure, approuver ce compte financier, ce n’est pas seulement valider ses chiffres, c’est réaffirmer une orientation politique, celle d’un pays qui investit dans ses compétences et dans les compétences de sa population, qui fait de la formation un levier d’émancipation et non une simple ligne budgétaire. Pour toutes ces raisons, le groupe Tavini huiraatira votera en faveur de ce projet de délibération. Et j'appelle mes collègues à voter également favorablement pour ce texte. J’aimerais aussi, par rapport à l’enquête qui avait été menée par le président Heinui Le Caill, d’où le résultat du bus qui a été mis en place dans le CFPA. Donc, remercier les élus qui étaient dans cette enquête, d’où nous avons ce résultat aujourd’hui. Donc, merci à tous. Et pour toutes ces raisons, j’aimerais alors inviter tout le monde à voter favorablement pour ce texte. Je vous remercie de votre écoute. Le président : Merci, Madame. D’autres interventions ? Elise Vanaa. Mme Elise Vanaa : Merci beaucoup Monsieur le vice-président. Président, chers ministres, chers élus, je vous adresse mes chaleureuses salutations à l’occasion de notre rencontre en cette matinée. C’est vrai, je ne suis pas membre de cette commission, mais le règlement intérieur m’autorise à prendre la parole et à débattre sur les textes qui sont examinés en commission permanente. Non, je voudrais d’abord… Les interventions. J’ai bien écouté les interventions de mes collègues et particulièrement celle de Madame Tahia Brown, quand elle dit : avons-nous assez investi pour l’avenir de nos enfants ; l’accès à l’emploi durable ? Juste une intervention donc à notre ministre de l’emploi. Nous avons reçu une demande d’extension, d’ouverture du conseil d’administration donc à d’autres professionnels économiques dans cet accès au conseil d’administration. Donc, je pense que c’est un pas. C’est un pas, c’est un dossier que nous avons reçu, qui sera examiné en CCBF. Un petit mot. Donc, je pense que cette action répond aux interrogations de nos élus aussi à travers leurs interventions. Donc, un petit mot, et puis, c’est une initiative que je salue et que je remercie. Donc, c’est une bonne évolution. Merci Madame la ministre. Donc voilà, merci beaucoup d’avoir donné la parole. Merci. Le président : D’autres interventions ?... Heinui Le Caill, la parole est à vous. M. Heinui Le Caill : Merci, Monsieur le président. Bonjour. Monsieur le Président du pays, Madame la vice-présidente, Madame la ministre, Monsieur le ministre, Monsieur et Mesdames les représentants des établissements et des services, bonjour. Chers collègues, public et internautes, bonjour et bonne année 2026 à tous. Juste une petite question. Je suis désolé, je n’ai pas pu participer à la commission de l’emploi lorsqu’on a étudié les comptes financiers du CFPA. Alors, le CFPA est installé, aujourd’hui, à Rangiroa. Je vois qu’il y a plusieurs formations préqualifiantes en mécanique, en électricité. La plupart durent trois mois. Il y a beaucoup de femmes qui se sont lancées dans ces formations, il y a des jeunes également, mais au bout de trois mois, est-ce qu’ils sont capables de gérer leur business ?... Ils sont vraiment qualifiés ? Je vois qu’ils peuvent également suivre des formations qualifiantes, c'est-à-dire qu’ils pourront ensuite venir sur Tahiti via le CFPA pour poursuivre leur formation ? Comment ça va se passer ? Je parle de Rangiroa. Le président : Tapati. M. Tafai, Mitema Tapati : Oui. Je réitère mes salutations à toutes et à tous. Je vous remercie bien pour toutes vos interventions. J’ai deux observations à formuler concernant cette autorisation relative au permis de transport scolaire et au transport de personnes. D’après ce que j’ai entendu en 2024, il y en a eu six. Et nous estimons à dix personnes par an. Est-ce bien cela ? Aujourd’hui, les difficultés sont nombreuses. On constate dans certains endroits que des personnes conduisent sans carte professionnelle. En d’autres termes, même lorsque le permis de conduire est délivré, ces personnes sont tenues d’avoir cette carte. Deuxièmement, c’est le manque bien sûr de chauffeurs. Et troisièmement, le faible nombre de candidats. N’est-ce pas en raison de la sélection exigeante à l’entrée de cette formation ? Et ce matin, en venant de Moorea, j’étais attablé avec une personne qui a créé son entreprise de transport de marchandises. Et elle m’a expliqué qu’il est difficile aujourd’hui de trouver des personnes disposant du permis — non pas poids lourd — mais du permis au-delà du poids lourd, celui du super poids lourd. Et pourtant, chez nous, le nombre de véhicules ne cesse d’augmenter. Ma question est la suivante : répondons-nous également à ces besoins dans nos centres de formation notamment au CFPA ? Enfin, je pense que nous sommes arrivés à un moment où nous devons rendre performant ce centre de formation. Nous devons le rendre performant, n’est-ce pas ? Autrement dit, les formations professionnelles doivent pouvoir s’achever ici. Nous ne devons pas dire : « une fois ce niveau atteint, va en Nouvelle-Calédonie ; puis en France. » Nous devons répondre aux besoins de notre pays afin de ne pas contraindre nos stagiaires à partir suivre cette formation professionnelle. C’est tout, merci. Le président : Merci Tapati. Pauline. Mme Pauline Niva : Merci président. Alors, l’intervention, c’est juste en complément de l’intervention donc de Madame Tahia Brown. Je voulais juste revenir sur ce qu’elle disait pour renforcer donc les moyens du CFPA, c’est de donner aussi des infrastructures performantes pour nos stagiaires. En tant que membre du conseil d’administration du CFPA, lors de notre dernière réunion, il a été discuté de la rénovation du centre de Punaruu, où là, il s’agit de rendre performant ce centre-là et le budget a été discuté, et de ce que j’ai cru comprendre, et ça, peut-être Madame la ministre de l’emploi, Madame Vannina Crolas, et peut-être aussi le ministre de l’économie, peuvent confirmer ou pas confirmer ce que je vais dire. De ce que j'ai cru comprendre lors de notre conseil d’administration, c’est que le budget alloué pour la rénovation du centre de Punaruu ne serait pas suffisant pour l’année 2026, parce qu’il est d’un montant de plus de 400 millions. Or, ce qui a été attribué en termes de budget, ce n’est que la moitié, mais en plus, avec un collectif budgétaire. Donc, l’intervention que j’ai ici, c’est une demande à notre ministre de l’économie, si on ne peut pas revoir l’attribution du budget pour la construction de ce centre afin de le rendre performant pour la formation de nos stagiaires, et pas seulement performant, mais de faire un centre sécurisé pour nos stagiaires du CFPA. Merci bien. Le président : Merci. D’autres interventions, observations ? Non. La discussion générale est maintenant close. J’invite le gouvernement à intervenir. Merci. Mme Vannina Crolas : Merci bien, Monsieur le président. Merci à tous pour vos interventions. Il faut effectivement saluer le travail engagé et efficace de notre CFPA, donc de sa direction et de l’ensemble de ses équipes, même si, effectivement, il y a quelques améliorations à apporter. Je suis d’accord avec l’intervention de Monsieur le maire de Punaauia. Les moyens financiers sont passés du simple au double et le nombre de stagiaires n’a pas suivi dans les mêmes proportions, même si ça a bien augmenté. Et donc, c’est pour cela que j’ai demandé également que dans les tableaux de bord, et je rejoins là l’intervention de Tahia, qu’on puisse mettre en parallèle le montant des subventions accordées et le nombre de stagiaires formés et insérés pour qu’on puisse mesurer l’efficacité vraiment de l’utilisation de la subvention. Comme a dit Tahia, on ne forme pas pour occuper, on forme pour insérer, pour qu’il y ait une vraie insertion professionnelle. Donc, c’est ce suivi qu’il faut effectivement, qu’on puisse développer et c’est ce que j’ai demandé, en fait, à notre directeur, que dans ces tableaux de bord, on puisse avoir ces éléments en parallèle. Alors, par contre, on n’a pas... et c’est une très bonne demande dans la mesure où on déploie aujourd’hui les formations dans les archipels, que ces données puissent être territorialisées, c’est-à-dire par archipel. Effectivement, c’est intéressant de voir l’effort fourni par territoire et l’insertion réelle dans chaque archipel. Plafond de verre atteint, oui, quand même, parce qu’on est quand même limité par le nombre de formateurs, par spécialité. Par exemple, en 2024, on a eu 2 600 et quelques candidats et on n’a pu prendre que 1 300 parce que d’abord, on a des candidats qui n’ont pas un niveau minimum pour pouvoir accéder aux formations, il y a quand même des compétences de base minimales à avoir pour avoir accès à la formation donc il y a une préformation à faire pour qu’ils puissent s’insérer. C’est tout ce travail qu’on doit mener avec le SEFI, pour qu’avant d'accéder, de candidater à une formation, qu’ils puissent avoir une préformation pour remettre les compétences de base, pour qu’ils puissent acquérir les compétences de base pour accéder à la formation. Donc il y a ça, il y a également le manque de formateurs. En 2024, on n’avait pas de formateur soudeur, de métallier, de peintre et d’employé commercial. Donc, ce sont des formations qui n’ont pas pu être lancées par manque de formateurs. Donc, c’est tout le travail également de mobilisation des compétences, de travailler avec les lycées, les autres formations professionnelles pour pouvoir justement mobiliser les compétences ou mutualiser les ressources en formateur avec les autres organismes de formation. Ensuite, le taux d’insertion en 2024, ce qui apparaît dans les tableaux, c’est le taux provisoire au bout d’un an… Non, à l’issue de la formation, 56 % ont été insérés. Aujourd’hui, nous sommes à 82 %. Ce sont les stagiaires qui ont été formés, qui sont sortis de la formation en 2024. Aujourd’hui, 82 % sont insérés. Et sur ces 82 %, 65 % sont en emploi ; 3 % sont en transit emploi c’est-à-dire qu’ils sont sur une autre formation pour venir compléter leur formation ; 11 % ont pris une autre formation, là également, pour compléter leur formation ; et 21 % sont en activité. En activité, c’est-à-dire soit ils sont dans une association, soit ils ont pris une patente et ils n’ont pas un emploi salarié, mais ils ont pris une patente, ils sont en activité. Donc voilà, une baisse quand même par rapport à 2023 puisqu’il était de 86 %. Donc, il faut effectivement qu’on soit vigilants sur ces indicateurs qui doivent nous orienter, nous faire voir les ajustements à opérer pour que cette insertion soit la plus importante possible. En ce qui concerne la formation de chauffeur de bus, alors, ça n’a démarré que l’année dernière, en fin d’année dernière. C’était la première session qui a démarré, pas en 2024. Parce que c’est une activité qui devrait relever du privé, pas du CFPA. Ce sont — comment dire ? — les auto-écoles qui assuraient cette formation jusqu’en 2019. Et depuis 2019, plus personne n’a voulu se lancer dans cette formation. Et donc, c’est à ce titre que la puissance publique, avec le MGT, nous avons sollicité le CFPA, qui a été réactif, qui a vraiment répondu immédiatement à la demande et qui a pu avoir un bus-école en trois mois, et qui a pu lancer la formation. Ça se fait en coopération avec une auto-école, parce qu’on ne veut pas non plus prendre le travail du secteur privé. Alors, aujourd’hui, un bus, ce n’est pas suffisant. Vu le besoin, 350 d’ici 2027, ce n’est pas suffisant. Mais il y a une autre école, il y a un autre ministre des finances qui a mis en place, en fin d’année dernière, une mesure de défiscalisation pour l’acquisition de ces bus pour encourager, justement, les auto-écoles à faire l’acquisition de ces bus à moindre coût, puisque c’est défiscalisé. Mais voilà, on est en coopération avec une auto-école qui serait a priori prête à se lancer et à faire l’acquisition d’un bus-école pour pouvoir venir compléter ces besoins de formation. Alors, ce n’est pas 10 par an que le CFPA prévoit, c’est 12 par session et il y a six sessions par an. Donc, ça fait six fois 12, ça fait un peu moins de 100, mais on a demandé au CFPA s’il peut aller jusqu’à 100 par an. Mais si, en plus, on a la formation... enfin, on a l’auto-école qui va se lancer dans cette formation, on devrait pouvoir augmenter le nombre de formations. Et les critères d’accès à cette formation, non, ce n’est pas compliqué. Il faut avoir 21 ans. Il faut avoir le permis B. Voilà, il faut avoir le permis B et le code. Il faut savoir un peu parler français — enfin, pas forcément français —, tahitien et anglais et français bien évidemment (Rires sur les bancs du gouvernement). Donc, voilà, c’est un minimum. Et, on a été étonnés parce que pour la première session de formation, on avait cinq femmes sur six et très motivées, vraiment très motivées. Il y a un besoin, il y a une demande et surtout, il y a du travail. Donc, il y a une vraie insertion derrière. Le volume de candidats est complet pour 2026. Donc, toutes les places sont prises. Voilà. Donc si, en plus, l’auto-école lance sa formation également, on pourra augmenter. Il y a également le RSMA qui donne cette formation depuis quelques années déjà, mais c’est huit par an, huit candidats par an qui sortent du RSMA tous les ans. Donc, ce n’est pas suffisant avec le CFPA. Et l’auto-école qui va se lancer, on devrait pouvoir se lancer. Tout à fait d’accord avec l’intervention de Tahia. Donc on a pris note de la demande, notre tableau de bord annuel public partagé avec les élus de l’APF. Ça, c'est intéressant. Maintenant, il faut qu’on voie les outils de pilotage en fait pour pouvoir produire ces données simplement avec des outils informatisés. La formation à Rangiroa, effectivement, on a des formations techniques et des formations tertiaires. Pour les formations techniques, ce ne sont effectivement que des formations préqualifiantes, parce que les plateaux ne sont pas complètement complets. Donc l’idée, c’est effectivement de lancer une première période de formation de trois mois pour ensuite venir à Tahiti, en attendant que les plateaux soient bien équipés pour que toute la formation préqualifiante et qualifiante puisse être réalisée dans les archipels éloignés, mais en attendant d’équiper ces unités de formation, il y a effectivement besoin de venir à Tahiti après les trois mois. Mais au moins, ils ont déjà un bagage et la durée de formation à Tahiti sera moins longue que s’il devait venir ici depuis le début à la fin. Par contre pour les formations tertiaires comme le tourisme ou secrétariat, là c’est une formation qualifiante. Alors, que dire d’autre ? Ah oui, le budget de Punaruu, effectivement, le CFPA nous avait déjà effectivement demandé un budget de 453 millions pour 2026, mais nous avions une enveloppe que le MEF nous a donnée à ne pas dépasser, et nous étions obligés de respecter cette enveloppe, et on va inscrire... La demande est faite. On va donc voir de quelle manière on peut venir compléter le reliquat de l’enveloppe qui a déjà été octroyée pour pouvoir mener à bien ces travaux à Punaruu où est prévue justement la formation poids lourd et super poids lourd à Punaruu. Voilà. Et ça fait partie des 453 millions qui est prévu dans les travaux... Alors, ce sont des travaux d’extension, mais tout d’abord de mise aux normes de nos infrastructures de Punaruu, puisque ce sont de vieux locaux, et il fallait les mettre aux normes avant de les étendre. Donc, la première phase pour laquelle on a déjà un budget de 222 millions va être donc consacré à la mise aux normes des locaux et la deuxième enveloppe, ce sera pour l’extension. Voilà. Je pense avoir répondu à toutes les questions. Merci bien de votre attention. Le président : Merci, Madame la ministre. Avez-vous d’autres questions, des observations ? Non. EXAMEN DU PROJET DE DÉLIBÉRATION Le président : Nous passons à l’examen de la délibération. Article 1er Le président : La discussion est ouverte sur l’article 1er. Pas de questions ? Nous passons au vote. Qui est pour l’article 1er ? Qui est contre ? Qui s’abstient ? Pour, à l’unanimité. L’article 1er est adopté. Merci. Article 2 Le président : La discussion est ouverte sur l’article 2. Pas d’observations ? On passe au vote. Même vote ? L’article 2, adopté à l’unanimité. Merci. Article 3 Le président : La discussion est ouverte à l’article 3. Pas d’observation ? On passe au vote. Même voix ? Même vote. L’article 3 est adopté à l’unanimité. Article 4 Le président : La discussion est ouverte sur l’article 4. Pas d’observation ? On met aux voix. Même voix. L’article 4 est adopté à l’unanimité. Article 5 Le président : La discussion est ouverte sur l’article 5. Pas d’observation ? On passe au vote. Même voix. L’article 5 est adopté à l’unanimité. Article 6 Le président : La discussion est ouverte sur l’article 6. Pas d’observation ? On met aux voix. Même voix. L’article 6 est adopté à l’unanimité. Je mets aux voix l’ensemble de la délibération. Même voix ? Merci bien. L’ensemble de la délibération est adopté à l’unanimité. Merci. Les rapports peuvent être consultés sur le site internet de l'assemblée de la Polynésie française à l'adresse www.assemblee.pf | ||||







