Rechercher un texte

Recherche avancée
Accueil > Journal Officiel > Journal Officiel 2026 - APF > Sommaire > Débats à l'Assemblée de la Polynésie française

Voir plus d'informations

Rapport n° 141-2025 relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier 2023 du lycée polyvalent Ihi-tea no Vavau et affectation de son résultat - Rapport n° 136-2025 relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier 2023 du lycée Paul-Gauguin et affectation de son résultat

Paru in extenso au JOPF n° 9 NA du 01/06/2026 à la page 1015

Rapport n° 141-2025 relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier 2023 du lycée polyvalent Ihi-tea no Vavau et affectation de son résultat - Rapport n° 136-2025 relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier 2023 du lycée Paul-Gauguin et affectation de son résultat


Présentés par Mme et M. les représentants Rachelle Flores et Heinui Le Caill

Le président : Nous continuons avec le rapport n°141-2025 relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier 2023 du lycée polyvalent Ihi-tea no Vavau et affectation de son résultat et le rapport n° 136-2025 relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier 2023 du lycée Paul-Gauguin et affectation de son résultat, qui sont groupés.

J’invite madame Flores à nous faire la présentation des deux rapports. Merci.

Mme Rachelle Flores : Merci, Monsieur le président. Bonjour à tous et bonne année.

Les présents projets de délibération sont relatifs à l’approbation du compte financier 2023 du lycée polyvalent Ihi-tea no Vavau et du lycée Paul Gauguin et affectation de leurs résultats. Il ressort de l’examen de ces dossiers par la commission de l’éducation, de la jeunesse et des sports les thématiques suivantes :

  • des infrastructures inadaptées ou insuffisantes au regard des besoins actuels constituant un frein à l’amélioration des conditions d’enseignement et d’apprentissage dans les deux établissements ;
  • une nécessité d’investissements structurants à moyen et long terme pour répondre à l’évolution des effectifs et pour contribuer à l’amélioration des conditions de travail des personnels ;
  • des résultats contrastés aux examens selon les filières révélant des déséquilibres internes et la nécessité d’un accompagnement pédagogique différencié selon les parcours proposés.

Plus particulièrement pour le lycée Ihi-tea no Vavau, il est à relever :

  • une légère augmentation des effectifs globaux du personnel et un total de 1 052 élèves dont 176 relevant des dispositifs adaptés SEGPA et SEP pour un total de 105 boursiers ;
  • une mobilisation renforcée des Fonds sociaux collégiens et lycéens pour soutenir les familles en difficulté ;
  • une insécurité constante dans l’établissement engendrée par l’absence d’automatisation à distance des portails et le manque de personnel de surveillance ;
  • une insuffisance des capacités d’accueil, liée à la suspension du projet d’extension, contraignant certains élèves de Bora Bora à des déplacements maritimes pénibles vers Raiatea créant des inégalités de traitements.

S’agissant du compte financier 2023 de cet établissement, les recettes atteignent 161,2 millions et les dépenses 162,5 millions, pour un résultat déficitaire de 1,384 million qui sera affecté au compte 10681 « Établissement » et 10687 « Service de restauration et hébergement ». Le fonds de roulement à la clôture de l’exercice considéré s’élève à plus de 8 millions.

Concernant le lycée Paul-Gauguin, il est à noter :

  • une hausse des effectifs en 2023, appartenant pour la plupart, à un milieu social défavorisé ;
  • des enjeux portant principalement sur la vétusté des bâtiments et l’inadéquation des équipements aux standards contemporains mettant en avant l’urgence des travaux accentuée par l’éventuelle sélection du lycée pour devenir un village d’hébergement des athlètes des Jeux du Pacifique prévus en 2027 ;
  • une préoccupation quant aux difficultés de remplacement des enseignants absents et des conditions matérielles d’apprentissage des élèves.

S’agissant du compte financier 2023 de cet établissement, les recettes atteignent 166,187 millions et les dépenses s’établissent à 154,814 millions, pour un résultat de fonctionnement excédentaire de 11,373 millions de francs. Le fonds de roulement à la clôture de l’exercice considéré s’élève à plus de 28,886 millions.

En conclusion, ces deux lycées illustrent, les défis éducatifs communs dans des contextes différents : le lycée Paul Gauguin dispose d’une situation financière et de résultats solides malgré des contraintes immobilières, tandis que celui de Bora Bora, malgré une amélioration progressive de sa situation, évolue dans un environnement marqué par des fragilités persistantes et des contraintes d’isolement. Des réponses différenciées et équilibrées sont donc essentielles pour garantir des conditions d’enseignement équitables et adaptées aux besoins des élèves et des professeurs.

Les présents projets de délibération ayant recueilli un vote favorable unanime des membres de la commission de l’éducation, de la jeunesse et des sports, celle-ci propose en conséquence à l’Assemblée de la Polynésie française de les adopter.

Je vous remercie.

Le président : Merci.

Parmi les membres de la commission permanente, qui souhaite intervenir ? Heinui Le Caill, à vous la parole.

M. Heinui Le Caill : Merci.

Alors, comptes financiers de l’année 2023 du lycée Paul-Gauguin et du lycée polyvalent Ihi-tea no Vavau de Bora Bora.

Je ne vais pas m’attarder longuement sur les éléments comptables qui ont été présentés de manière claire par notre rapporteure — que je remercie. Je souhaite surtout partager avec vous des éléments qu’on peut tirer des échanges que nous avons eus en commission avec les acteurs qui font vivre ces établissements. Je veux parler, bien sûr, des directions, des représentants des professeurs, des agents, des parents, des élèves, ainsi que la DGEE. Et je profite d’ailleurs pour remercier toutes les directions, tous les professeurs, tous les agents, les parents, les élèves qui ont participé activement en présentiel ou en visioconférence aux travaux de la commission éducation, jeunesse et sports durant l’année 2025. Ils étaient près de 150 à participer à nos travaux en 2025, de Tahiti, de Moorea ou des archipels. Et grâce à eux, on a pu étudier et voter au plus près de leur réalité une cinquantaine de dossiers, une cinquantaine de délibérations concernant leur établissement scolaire. Donc, merci encore à eux, et merci également à nos élus qui sont membres des conseils d’établissement, qui sont présents et actifs et qui, aujourd’hui, portent les rapports concernant ces établissements. Voilà. Petite parenthèse.

Je vais commencer par le lycée Paul-Gauguin. Comme l’a dit notre rapporteur, le lycée Paul-Gauguin présente une situation financière saine avec un compte 2023 excédentaire, un fonds de roulement élevé, un bon taux de recouvrement, une gestion rigoureuse. Sur le plan pédagogique, les résultats scolaires sont toujours, toujours très bons, notamment dans certaines filières technologiques et artistiques. Les équipes sont investies. L’établissement continue d’être l’un des meilleurs établissements scolaires du pays. Mais comme l’a dit notre rapporteure, cette réussite repose aujourd’hui sur un paradoxe, que nous connaissons déjà tous depuis quelques années. Un lycée d’excellence qui fonctionne dans des bâtiments anciens, qui ne sont plus à la hauteur ni des exigences d’aujourd’hui, ni des standards de sécurité attendus.

Alors, quelques exemples qui nous ont été remontés en commission. Comme on le sait depuis plusieurs années, les plafonds du deuxième étage fragilisés, qui continuent d’inquiéter les élèves, les parents, les personnels. Les travaux sont encore et toujours en cours. Donc, quand seront-ils enfin finalisés ? Des problèmes d’assainissement avec les remontées d’odeurs des fosses septiques, qui sont aussi, elles, anciennes et qui n’ont pas été vidées depuis 30 ans, qui persistent jusque pendant les cours.

Le bâtiment jaune, qui est souvent utilisé pour les élections sénatoriales, qui nécessite des travaux lourds, tant sur le plan électrique que thermique. L’internat, dont la capacité d’accueil des élèves des îles a été augmentée, et on le salue, mais qui ne répond toujours pas aux besoins réels. Il n’y a pas de climatisation et, en ce moment, il n’y a pas d’eau chaude, car les panneaux solaires sont abîmés.

Une question par rapport à l’internat, Monsieur le ministre : est-ce que le projet d’internat à Maco-Tevane va se faire ? Vous avez expliqué la dernière fois qu’il y avait un problème de permis de construire parce que Maco-Tevane est juste à côté d’une rivière. On se pose d’ailleurs la question, comment a-t-on pu autoriser la construction du collège Mac-Tevane à côté d’une rivière et en 2025 interdire le permis de construire, ne pas autoriser le permis de construire ? Voilà. Est-ce que Maco-Tevane, par rapport à l’internat, ça va évoluer ou pas ?

Je continue.

Ensuite, concernant la rénovation globale du lycée Paul-Gauguin, autre permis de construire, nous savons que le permis de construire exige le raccordement de l’établissement au réseau d’assainissement de la commune pour l’installation de préfabriqués provisoires. Ce raccordement relève du ressort de la mairie. L’an dernier, il nous avait été indiqué que ce raccordement allait enfin se faire. Monsieur le ministre, où en sommes-nous aujourd’hui ? Y a-t-il des avancées concrètes à ce niveau-là ? Je tiens à préciser que vous êtes le troisième ministre de l’éducation qui doit gérer ce dossier.

À l’approche des jeux du Pacifique de 2027, où le site est appelé à jouer un rôle stratégique et à héberger des athlètes, il est urgent que les travaux de réhabilitation entrent enfin dans une phase concrète. Le conseil d’établissement ne sait d’ailleurs toujours pas à quelle période de l’année ni durant quelles vacances scolaires seront réalisées des travaux d’aménagement, notamment celui de l’internat.

Bien sûr, nous savons que les démarches sont complexes. Nous savons que la DGEE a conscience de ces difficultés et que de nombreux travaux sont en cours. Donc, nous encourageons la DGEE à poursuivre ses efforts.

Petite question, on a le sentiment, après trois ans de commission permanente, d’études des comptes financiers, de relever toujours pratiquement les mêmes difficultés, comme toi également, tu l’as soulevé. Est-ce que la DGEE ne pourrait pas être renforcée par G2P, par exemple, notamment pour les grandes constructions, les grandes rénovations, puisqu’on a un peu le sentiment qu’ils sont un peu dépassés ? Enfin, ça, c’est mon avis.

Ensuite, autre problématique qui concerne le lycée Gauguin, mais pratiquement tous nos établissements scolaires du second degré : les absences de certains enseignants, enseignantes, et des difficultés surtout de remplacement, malgré le dispositif Pacte, appelle, là aussi, une réponse concrète. L’absence répétée de certains professeurs fragilise les élèves plus vénérables et inquiète les parents, notamment ceux dont les enfants doivent passer le BAC en fin d’année. Est-ce que la mise en place d’une brigade pourra-t-elle voir le jour ? On comprend bien la difficulté, mais c’est une question importante.

Je passe ensuite au lycée polyvalent Ihi-tea no Vavau à Bora Bora. Au collège lycée de Bora Bora, la situation financière s’améliore. Nous saluons le sérieux de la gestion et les efforts de redressement accomplis. L’engagement des équipes est remarquable dans un contexte insulaire contraint et des initiatives éducatives pertinentes comme le plan Keep Cool témoignent d’une capacité à innover et à s’adapter.

Mais bien sûr, cette dynamique positive ne doit pas masquer les besoins urgents et récurrents de l’établissement. La priorité absolue, rappelée unanimement en commission, est celle de la sécurité, en particulier autour du parking, où sont signalés des faits de violence, des intrusions, ainsi que la consommation de paka (NDT, cannabis), d’alcool, voire d’ice.

Il devient donc urgent d’automatiser les portails afin de pouvoir mieux contrôler les allées et venues. Cette automatisation doit impérativement s’accompagner d’un poste permanent à l’accueil, d’un renforcement des assistants d’éducation. La DGEE nous avait indiqué que ces portails seraient automatisés pour la rentrée de janvier, est-ce désormais le cas ? Il me semble finalement que non. Pas encore. Alors, quand ?

Ensuite, l’établissement est trop petit pour accueillir 1 000 élèves dans de bonnes conditions. Un projet d’extension par la construction de six nouvelles classes, au moins, a été déposé il y a cinq ans, mais n’a toujours pas abouti. Est-ce que ce projet verra enfin le jour ?

La reprise du tourisme entraîne et entraînera l’installation de nouvelles familles, donc une augmentation du nombre d’élèves. Est-il normal que des enfants de Bora Bora soient aujourd’hui contraints de poursuivre leur scolarité à Raiatea ou à Tahiti après la troisième, faute de places disponibles.

À cela s’ajoutent des besoins humains et sociaux majeurs : prévention, santé mentale, accompagnement social. Les passages des psychologues scolaires restent très insuffisants, seulement quatre par an, alors que les signaux de détresse augmentent chez les jeunes, au point que les associations de prévention dénoncent une hausse significative des appels de détresse, y compris chez les enfants âgés de sept ans.

Pour l’accompagnement social, une assistante sociale est présente, mais elle est partagée avec Huahine, ce qui reste insuffisant au regard des difficultés rencontrées par certaines familles, d’autant plus que les dispositifs spécialisés sont géographiquement éloignés.

Enfin, je souhaite insister sur une problématique qui revient chaque année, qui est celle du transport des élèves. Comme nous l’avions déjà souligné, de nombreux élèves — plus d’une centaine précisément — sont aujourd’hui contraints de quitter leur île pour Raiatea voire Tahiti, faute de places disponibles au collège-lycée. Ceux qui sont scolarisés sur Raiatea doivent effectuer des trajets maritimes longs qui durent plus de deux heures et qui sont éprouvants. Dans ces conditions, la question d’un recours au transport aérien pour les élèves de Bora Bora mériterait d’être posée clairement et étudiée sérieusement, comme cela existe déjà pour d’autres îles, tel que pour les élèves de Huahine.

Donc, pour conclure, chers collègues, ces deux comptes financiers 2023 montrent que nos lycées tiennent, mais qu’ils ont besoin d’investissements lourds pour leurs infrastructures, une meilleure sécurisation de leur site et un renforcement des moyens humains.

Donc, je vous invite à voter favorablement ces comptes. Merci.

Le président : Merci. D’autres interventions ?... Monsieur Lissant, à vous la parole.

M. Simplicio Lissant : Merci, Monsieur le président.

Monsieur le ministre, bonjour.

Mes propos feront certainement écho à ceux de notre collègue Heinui, mais de manière plus concise. Ils viendront compléter un petit peu.

Alors donc ce que je peux retenir c’est que malgré une baisse des effectifs scolaires observée en 2023 pour le lycée polyvalent Ihi-tea no Vavau, celui-ci a accueilli cette année-là plus d’un millier d’élèves dont une grande partie (734 très exactement) de collégiens.

Jusqu’en 2021, de ce que l’on nous a dit en commission législative, l’établissement de Bora Bora a connu de grosses difficultés financières, tant au niveau de la trésorerie que de son fonds de roulement. En 2023, les réserves plafonnaient à 19 jours d’autonomie, soit bien en deçà de la norme recommandée par la DGEE de 30 jours comme Monsieur ministre nous l’a indiqué précédemment.

En 2024, une nette amélioration semble se dessiner.

Pour le reste, on déplore tout d’abord un taux d’occupation des salles de classe relativement élevé. Au point d’envisager un projet d’extension avec la construction d’un nouveau bâtiment de deux étages. Mais pour l’heure, c’est en stand-by. Fort heureusement, les taux de réussite aux examens (DNB, certificats d’aptitude comme baccalauréat) restent plus que convenables par rapport à la moyenne académique.

Autre sujet d’inquiétude, la sécurité des lieux. Et pour cause, le portail d’entrée donnant sur le parking extérieur est ouvert en permanence et faute de surveillants en nombre suffisant, le risque d’intrusion est pris très au sérieux. Un devis pour la mise en service d’un système automatisé de fermeture à distance a déjà été réalisé ; son financement devrait se matérialiser au travers de la dotation globale de fonctionnement de 2026.

Enfin, situation ubuesque, le lycée polyvalent a un besoin criant de vaisselle. Un comble quand même pour un établissement qui compte 98 % de demi-pensionnaires, soit la production d’environ, à peu près, 1 000 repas journaliers. Voilà ce qu’on peut dire pour le lycée de Vavau.

Concernant Papeete, donc faisons un focus sur la situation du lycée Paul-Gauguin qui demeure l’un des plus gros établissements scolaires du pays avec, pas moins de 1 540 élèves inscrits à la rentrée de 2023.

La structure affiche une bonne santé financière, à l’image de sa section de fonctionnement excédentaire à hauteur de 11 373 000 F CFP et d’un fonds de roulement qui totalise près de 70 jours d’autonomie.

Compte tenu de sa situation géographique, il faut également savoir que le lycée Paul-Gauguin a été retenu comme village d’hébergement des athlètes lors des prochains jeux du Pacifique de 2027. À condition naturellement que cette vieille dame puisse faire l’objet d’une rénovation globale d’ici là. À ce propos, Monsieur le ministre, où en est-on sur ce dossier et du retard pris dans sa programmation au niveau des travaux ?

Enfin, sans surprise, l’établissement figure parmi les mieux notés en termes de résultats pédagogiques avec près de 97 % de réussite au bac, en série générale, alors qu’en série technologique, les chiffres sont en chute par rapport à 2022, passant de 94 % à seulement 79,7 %.

Voici en quelques mots, les points majeurs de ces comptes financiers 2023 concernant ces deux établissements.

Merci de votre attention.

Le président : La discussion générale, maintenant, est close.

J’invite le gouvernement à répondre aux interventions.

M. Ronny Teriipaia : Merci, Monsieur le président.

D’abord, je vais faire plaisir à Thilda. J’ai des informations par rapport aux toilettes de Huahine et de Faaroa. Pour ce qui est des sanitaires du collège de Faaroa, les sanitaires sont fonctionnels, mais doivent être rénovés. La rénovation est prévue dans le cadre des accords pris sur le budget alloué pour les jeux. Mais bon, j’espère que ça va être vite fait. On ne va pas attendre le mois de juillet 2027.

Collège Huahine, la rénovation est prioritaire, mais avant, il faut que les travaux d’assainissement et de rénovation d’eau soient terminés. En attendant, d’autres sanitaires sont mis à disposition de manière provisoire en interne. Par exemple sur l’infirmerie, les entreprises ont été sollicitées pour les toilettes provisoires, mais les coûts sont pour le moment très élevés. Il y a des négociations qui sont en cours avec la DGEE.

Concernant le fameux portail du lycée de Bora Bora, la pose du portail est prévue pour les vacances de février 2026. Est-ce que vous avez tous entendu ? Le portail sera installé en février 2026. Voilà.

Ensuite, je voudrais revenir avant d’aborder les questions qui ont été soulevées, par rapport à deux points. J’ai vu dans un des rapports sur le collège Faaroa, notamment sur la répartition des parts de bourse dans notre pays. Alors aux îles Sous-le-Vent, la demande est légitime dans la subvention exceptionnelle de soutien aux cantines que nous avons mis en place. Nous avons tenu compte de cette nécessité en majorant le prix par élève aux îles Sous-le-Vent. Voilà.

Ensuite, concernant toutes les demandes de RH, en établissement, que ce soit administratif et technique, avec le barème actuel, ces moyens RH sont insuffisants. Donc depuis 2023, le ministère de l’éducation conduit une stratégie où, lorsque les besoins ne sont plus nécessaires dans certains lieux, nous redéployons ces moyens pour combler les besoins des établissements. Exemple : baisse des effectifs en CJA. La baisse des effectifs en CJA a impliqué les suppressions de postes de MEP. Ce sont des moniteurs d’enseignement pratique qui ont été redéployés en postes d’adjoints de l’éducation et de personnel administratif dans les différents établissements.

Ensuite, j’ai retenu, on a parlé de cette fameuse brigade de remplacement pour les professeurs du secondaire. Alors, on a déjà posé cette question lors de nos différentes réunions, notamment avec la ministre, notre collègue, ministre de la fonction publique, pour faire en sorte que l’on puisse mettre en place un vivier de professeurs du secondaire. Mais au niveau du pays, comme vous le savez, c’est toujours une question d’ETP que l’on négocie dans le cadre du dialogue de gestion qui se fait chaque année. Actuellement, nous sommes à moins 30 ETP au niveau de la Polynésie. C’est compliqué pour qu’on puisse recruter sur les postes État. Mais il y a une réflexion qui doit être menée avec la ministre de la fonction publique pour essayer de mettre en place une brigade mobile comme ce qui se fait dans le 1er degré. Après, ça demande des finances, évidemment, et ça demande qu’on se mette tous d’accord autour d’une table pour acter cette volonté de mettre en place ce dispositif de vivier. Mais c’est compliqué parce qu’en fait, les remplaçants du secondaire, ce sont des remplaçants par discipline. Donc il faut les trouver, tout ce personnel qui veut bien s’engager dans des remplacements et sur toute la Polynésie, c’est compliqué. Ce n’est pas la même situation dans le 1er degré, puisqu’ils sont polyvalents. Mais il faudra qu’on s’y penche sérieusement et ça fait partie d’un des sujets qui est abordé lors des travaux sur la charte de l’éducation.

Ensuite, par rapport aux besoins des psychologues, c’est toujours le même problème de RH. On ne peut pas se permettre d’engager des psychologues dans tous les établissements secondaires. C’est une question d’équivalent temps plein. Je ne sais pas. Avec l’État, c’est vrai que l’État nous octroie certains postes, parfois, mais c’est difficile, puisqu’on doit répondre à des besoins, et on ne peut pas mettre un psychologue à disposition dans n’importe quel établissement, il faut tenir compte des effectifs. C’est une réalité, mais on est parfaitement conscients de ces difficultés, mais encore une fois, c’est un problème de RH, tout simplement.

Le président : Merci, Monsieur le ministre.

Vous avez d’autres questions ? Pas de questions. Alors, on continue.

EXAMEN DES PROJETS DE DÉLIBÉRATION

Le président : Pour le rapport n° 141-2025 et le rapport n° 136-2025, je vous propose d’appliquer la procédure d’examen simplifiée. Je vous rappelle que les articles ne sont pas lus et seuls les articles faisant l’objet d’un amendement seront appelés. Vous êtes d’accord ?

En l’absence d’amendement, je mets aux voix l’ensemble de la première délibération du lycée polyvalent Ihi-tea no Vavau. Qui est pour ? À l’unanimité.

L’ensemble de la première délibération du lycée polyvalent Ihi-tea no Vavau est adopté à l’unanimité. Merci.

Nous passons à la deuxième délibération. En l’absence d’amendement, je mets aux voix l’ensemble de la deuxième délibération du lycée Paul Gauguin. Qui est pour ? À l’unanimité. Merci.

L’ensemble de la deuxième délibération est voté à l’unanimité. Merci.

On continue.

M. Heinui Le Caill : Président ! Juste quelques mots de remerciements. Je remercie mes collègues d’avoir voté favorablement pour l’adoption des comptes financiers de nos établissements scolaires.

Une petite demande au ministre de l’éducation. Par rapport au plan Marshall, ce serait bien qu’on vienne nous présenter, là, en début d’année, le plan Marshall prévu pour 2026 en commission, et comme ça, tous nos élus, également des îles, seront au courant de ce qui est prévu dans leurs établissements scolaires du second degré. Voilà, ça, c’est une demande de la commission, si c’est possible.

M. Ronny Teriipaia : Si c’est possible, on va répondre à cette invitation.

Par la même occasion, on vous présentera les travaux sur la convention décennale ainsi que les travaux qui sont faits actuellement sur la charte de l’éducation.

M. Heinui Le Caill : Bien. Merci.

Le président : Pascale Haiti.

Mme Pascale Haiti-Flosse : Merci, Monsieur le président.

Monsieur le ministre, ça ne concerne pas les comptes financiers, mais je profite par rapport au plan Marshall. Est-ce que la loi EVARS va être appliquée chez nous ? Pensez-vous que nous sommes prêts à accueillir cette loi qui permet d’éduquer, d’enseigner à nos enfants, je veux dire — je ne sais pas comment on peut dire — sur tout ce qui est sexualité, au niveau du primaire ? Est-ce que nous sommes prêts à, je veux dire, à enseigner ça au niveau de nos enfants ? Ce qui me surprend un peu, c’est que je pense qu’on n’a pas été consulté. Est-ce qu’on pourrait reporter le plus loin possible cette loi ?

Merci, Monsieur le ministre.

M. Ronny Teriipaia : Alors, cette fameuse... En fait, c’est déjà fait. Ça s’appelle l’éducation à la vie affective et relationnelle, la loi EVARS. Mais ne vous inquiétez pas, Madame Pascale Haiti, le ministère de l’éducation fait en sorte que cette thématique soit abordée de la manière la plus sobre possible et en respectant évidemment toutes les confessions religieuses, parce que je n’ai pas envie que les confessions religieuses se retournent contre le ministère de l’éducation. Oui, tout à fait. On a déjà posé cette question. Ça fait partie de nos discussions. Je sais comment ça se passe ici. Je n’ai pas envie d’avoir encore les médias sur le dos. Oui, oui, oui, mais on est conscient. Merci pour cette question. Comme ça, ça permet de le préciser à tout le monde. Évidemment qu’il y a des limites à ne pas dépasser, il y a un cadre à respecter. Mais évidemment, je sais que le peuple polynésien est très respectueux — n’est-ce pas ? — de ce type d’enseignement. Oui, et d’ailleurs, nos enseignants connaissent leur limite. On n’a pas besoin de leur faire un dessin. Ils savent ce qu’ils doivent faire.

Voilà. Merci.

Est-ce que j’ai répondu à votre question ? Mais si toutefois vous constatez des dérives, il faut nous signaler.

Mme Pascale Haiti-Flosse : Je vous fais confiance, Monsieur le ministre.

M. Ronny Teriipaia : Merci.

Le président : Plus de question ? On avance.



Les rapports peuvent être consultés sur le site internet de l'assemblée de la Polynésie française à l'adresse www.assemblee.pf
Les interventions en langues polynésiennes ont fait l'objet d'une traduction surlignée en gris.

X
Bienvenue.
Nous utilisons des cookies pour analyser et améliorer notre service, personnaliser le contenu, améliorer l’expérience utilisateur et mesurer l’audience. Ces cookies sont de deux types :
  • Des cookies de navigation qui sont nécessaires au bon fonctionnement du site Web et qui ne peuvent être désactivés ;
  • Des cookies de mesure d’audience qui permettent de compter les visites et les sources de trafic afin de pouvoir améliorer les performances de notre site. Ils permettent de connaître la fréquentation des pages et la façon dont les visiteurs se déplacent sur le site.

Pour plus d’information, consulter notre politique de protection des données